Un programme solide. Un rêve concret. Ensemble, rendons-le possible.
Mobilités & transports
Il faut impérativement remettre en cause les réalisations récentes qui ont sacrifié l’accessibilité au profit d’une idéologie de mobilité unique.
L’asymétrie de concurrence :
En fermant des artères majeures (Albert-Dubout, tunnel de la Comédie) sans solutions de report crédibles, on organise le déclin du centre au profit des zones périphériques.
Ces dernières restent accessibles avec des parkings gratuits, tandis que le cœur de ville devient une zone de contraintes punitives pour ceux qui travaillent ou consomment.
La priorité au vélo ne doit pas se faire au prix de l’asphyxie économique de nos commerçants.
L’impasse de la gratuité totale :
La gratuité des transports est aujourd’hui un acquis pour de nombreux habitants. Nous n’avons pas l’intention de créer de l’instabilité ni de revenir brutalement sur des dispositifs existants.
En revanche, une chose est essentielle : rien n’est jamais réellement gratuit.
Ce qui ne coûte rien à l’usager a un coût réel pour la collectivité.
Il est donc de notre responsabilité d’évaluer objectivement :
- L’impact budgétaire réel du dispositif,
- Son effet sur la fréquentation,
- Son influence sur la qualité de service,
- Sa capacité à permettre l’investissement futur.
Nous lancerons un audit indépendant, dans l’esprit des recommandations de la Cour des comptes, afin de répondre à des questions simples :
- Où en sommes-nous réellement
- Quel est le coût net ?
- Quel est le gain social réel ?
- Quelles sont les conséquences sur la sécurité et l’entretien du réseau ?
- Quelles sont les marges de manœuvre pour développer de nouvelles lignes ?
Notre priorité est claire :
Maintenir un transport public performant.
Garantir la sécurité dans les rames.
Préserver la capacité d’investissement.
Assurer une gestion financière responsable.
Un acquis doit être respecté. Mais il doit aussi être évalué avec sérieux pour garantir qu’il reste soutenable dans le temps.
Logement & urbanisation
Le diagnostic est clair : Montpellier se présente comme une ville « à hauteur d’enfant », mais devient une ville sans enfants. Les chiffres de l’Éducation nationale sont sans appel : des écoles ferment en centre-ville (Anatole France, Jean-Jacques Rousseau) car les familles s’en vont. Le centre se concentre sur les étudiants et les actifs célibataires, tandis que les parents sont repoussés en périphérie, où les écoles saturent.
Pour inverser cette tendance, nous proposons une stratégie de rupture en trois axes :
1
La création d’un Campus-Ville révolutionnaire :
Montpellier compte 80 000 étudiants, une population qui sature aujourd’hui le marché du centre. Nous construirons en périphérie, sur un axe de tramway, un campus dédié, en commençant par 2 000 logements pour atteindre 15 000 places.
En créant cette « ville dans la ville » pour les étudiants, nous libérerons mécaniquement des milliers de logements en centre-ville. Ces biens, actuellement loués à la chambre, pourront être rénovés et regroupés afin d’offrir de véritables espaces aux familles.
Cesser l’urbanisme de « vitrine » :
Il faut arrêter de construire des tours de petits appartements destinés uniquement aux investisseurs. Nous imposerons la création de grands logements familiaux accessibles, dotés de parkings. La mixité sociale ne se décrète pas, elle se construit par un logement durable.
2
Réhabiliter la logistique familiale :
Pour un parent, la voiture n’est pas un luxe, mais un outil de survie pour gérer les courses, l’école et le travail. En rendant l’accès automobile punitif, la ville envoie un signal de départ définitif aux familles. On ne retient pas des habitants avec des pistes cyclables colorées ou des gadgets comme un centre d’art pour les 0-6 ans si le quotidien est un parcours du combattant.
L’urbanisme doit redevenir fonctionnel avant d’être contemplatif. En déplaçant la pression étudiante vers un campus moderne, nous rendons aux familles leur place, leurs écoles et leur qualité de vie au cœur de Montpellier.
Une ville sans racines ni transmission est une ville qui meurt à petit feu.
3
Sanctuariser définitivement les espaces verts :
Nous sommes favorables à la sanctuarisation totale du parc Montcalm, contrairement aux maires actuels qui ont autorisé des constructions via une modification du PLUI. Nous défendons également la préservation des Coteaux de Malbosc, de la rive droite, de Port-Marianne et des autres espaces verts.
Protéger ces zones, c’est garantir un équilibre durable entre développement urbain et qualité de vie.
Économie, emploi, commerces
La meilleure aide est de rendre le centre-ville de nouveau accueillant et accessible pour tous les flux.
Redonner de l’oxygène aux commerces de proximité :
La Ville doit cesser de désigner le e‑commerce comme le seul coupable. Le véritable frein est l’accessibilité physique.
Le commerce de proximité ne survit pas grâce au numérique, où il est invisible face aux géants mondiaux, mais grâce à l’expérience humaine et à l’essayage.
Or, si accéder au magasin devient un parcours du combattant, le client choisit le e‑commerce par défaut, malgré des taux de retour massifs (55 % sur les robes, 45 % sur les jeans).
Soutenir les commerces locaux :
Pour redynamiser le centre‑ville et le commerce, 3 mesures simples :
1
Première heure de stationnement gratuite et la deuxième à 1€
plus de liberté pour faire ses courses en centre‑ville
2
Entre midi et deux, 2 heures de stationnement gratuit
soutien aux restaurateurs + permettre aux habitants de déjeuner en centre‑ville, sans stress ni PV
3
Le samedi, le jour où les gens sortent le plus pour se promener et faire du shopping
Gratuit TOUTE LA JOURNÉE !
Réformer la fiscalité au service des citoyens :
Alléger la fiscalité locale n’est pas un slogan, c’est une nécessité économique, sociale et même morale.
Aujourd’hui, commerçants, artisans, indépendants, familles, classes moyennes portent une pression fiscale devenue insoutenable.
On leur demande toujours plus… alors qu’ils gagnent souvent moins.
Nous faisons un choix clair :
Alléger la fiscalité locale en commençant par arrêter de financer des projets déconnectés des priorités réelles des habitants.
Chaque euro investi dans des structures de loisirs ultra‑spécifiques, dont personne n’a exprimé le besoin, est un euro de taxe de trop sur le dos des commerçants et des ménages qui luttent pour rester en ville.
Notre méthode sera simple :
- Audit complet des dépenses.
- Suppression des dépenses de prestige.
- Priorité aux services essentiels : sécurité, propreté, écoles, voirie.
- Évaluation systématique de l’efficacité des subventions.
Nous voulons une fiscalité plus juste, plus lisible et plus stable. Moins d’effets d’annonce, plus de rigueur budgétaire.
Alléger la fiscalité, ce n’est pas affaiblir la ville. C’est redonner de l’oxygène à ceux qui créent de l’emploi, à ceux qui consomment local, à ceux qui font vivre nos quartiers.
Une ville forte, c’est une ville qui respecte l’argent public.
Et l’argent public, ce n’est pas l’argent de la mairie.
C’est le vôtre.
Sécurité
Notre objectif :
Reprendre le contrôle de l’espace public pour garantir la sécurité de tous.
Un cap clair, une volonté ferme : neuf mesures pour agir dès maintenant.
1
Une police municipale renforcée
1ㅤAugmenter les effectifs :
183 agents à l'heure actuelle
600 agents
2ㅤCréer et renforcer :
- Création d'une brigade d'intervention rapide
- Création d'un groupe d'appui opérationnel
- Renforcement de la brigade motocycliste
- Renforcement brigade cynophile
3ㅤStructurer par secteurs :
2
Amélioration de la vidéoprotection
Un déploiement progressif de 1500 caméras nouvelles générations.
Meilleure exploitation opérationnelle et judiciaire.
Alerte rapide au CSU et intervention plus réactive.
3
Sécurisation des parcs
Notre objectif :
Rendre les espaces aux familles et empêcher les occupations illicites.
Mise en place d’un gardien par parc stratégique.
4
Lutter contre les points de deal
Les réseaux relèvent de l’État et la tranquillité du quotidien relève du maire.
- Création d’une brigade municipale spécialisée
- Présence quotidienne sur zones identifiées
- Contrôles répétés
- Occupation permanente de l’espace
- Démantèlement systématique des points fixes
5
Agir contre les violences faites aux femmes
Et les accompagner pour mieux se reconstruire.
- Création d’une unité spécialisée
- Accueil et accompagnement
- Coordination justice et services sociaux
- Suivi sur plusieurs mois
- Aide au relogement et reconstruction
6
Créer une brigade anti-tags
- Les tags coûtent environ 3,8 millions d’euros par an.
- Identification des auteurs.
- Interpellation.
- Présentation systématique aux services compétents afin qu’ils répondent de leurs actes.
Les Montpelliérains n’ont pas à payer pour les dégradations.
7
Créer une brigade scolaire
- Prévention harcèlement scolaire.
- Sécurisation des abords des établissements.
- Coordination avec police nationale à la demande des chefs d’établissement.
- Actions de prévention (sécurité routière, sensibilisation)
8
Créer une brigade du commerce
Veiller au bon fonctionnement et à la sécurité des commerces de proximité.
- Accompagnement administratif des commerçants.
- Soutien en cas d’agression.
- Contrôle des établissements ne respectant pas les règles.
9
Créer un numéro d'intervention municipale
Le 17 est aujourd’hui saturé avec une moyenne de 8 minutes d’attente.
Mise en place d’un numéro court dédié à la police municipale pour :
- Signalement rapide
- Intervention locale immédiate
- Réactivité renforcée, plus d’effectifs, plus de présence et plus de protection.
Cadre de vie
La sécurité de la ville ne saurait se limiter à des actions de prévention, de protection, de dissuasion et de répression.
Améliorer nos rues et créer des espaces de vie
D’autres politiques de la ville, telles que l’aménagement urbain, mais également l’éducation, la culture ou le sport, améliorent la qualité de vie tout en luttant contre l’insécurité.
La rénovation des rues et des places sera engagée aux quatre coins de la ville.
Des places nouvelles seront créées pour redonner à certains quartiers d’indispensables espaces de respiration et de rencontres.
Santé
L'offre de santé ne doit pas être un concept abstrait, mais une réalité de terrain.
Installer un centre d’urgence en ville
Notre projet phare est la création d'un centre d'urgence en plein cœur de ville, idéalement situé dans une partie de l'ancienne mairie de Montpellier.
Aujourd'hui, si une personne âgée fait un malaise ou si un enfant se blesse en centre-ville, rejoindre les urgences situées en périphérie est devenu un véritable périple à cause des restrictions de circulation et de la suppression des axes majeurs.
Dans une urgence médicale, chaque minute compte.
Maintenir les services de secours vitaux à l'extérieur des zones denses est une aberration logistique.
Ce centre d'urgence de proximité permettrait :
- Des soins plus rapides
- Une prise en charge immédiate des accidents domestiques
- Désengorgerait les hôpitaux périphériques
Avant d'investir dans des lieux de loisirs comme des centres d'art, la priorité absolue de la Ville doit être de garantir la sécurité sanitaire de ses habitants là où ils vivent.
Enfin, sept maisons de santé seront créées, une par quartier, pour faciliter l’accès aux soins.
Environnement
Protéger notre territoire et son environnement constitue un enjeu majeur.
Agir pour un environnement durable
Cette responsabilité essentielle nous concerne tous et ne peut être reportée aux générations futures.
À Montpellier, les hivers ont toujours été froids et les étés chauds. Ce phénomène s’accentue toutefois et nécessite des actions concrètes.
Premièrement, il est impératif que nos écoles soient correctement tempérées.
Un grand plan de réhabilitation énergétique des établissements scolaires sera lancé.
Deuxièmement, il faut créer des îlots de fraîcheur partout où cela est possible.
Les espaces publics devront être largement végétalisés.
Culture & sport
Permettre à chacun d’accéder au meilleur.
Montpellier, grande ville culturelle
Nous avons des festivals reconnus, des artistes extraordinaires et un patrimoine magnifique.
Mais la question n’est pas : avons-nous de la culture ? La question est : est-elle accessible à tous ?
Aujourd’hui, beaucoup de familles trouvent les tarifs trop élevés. Beaucoup d’artistes locaux ont du mal à émerger. Et trop souvent, les subventions fonctionnent en circuit fermé.
Nous voulons une culture ouverte, populaire et exigeante.
D’abord, nous créerons un Pass Culture municipal pour les jeunes et les familles modestes, avec des places à tarifs réellement accessibles.
Ensuite, nous garantirons la transparence totale des subventions culturelles. L’argent public doit être distribué de manière claire, pluraliste, et soutenir aussi les jeunes créateurs montpelliérains.
Nous développerons la culture dans tous les quartiers, avec des spectacles hors les murs, des concerts, des événements accessibles partout, pas seulement dans le centre-ville.
Enfin, nous valoriserons davantage notre patrimoine exceptionnel — le Peyrou, l’Arc de Triomphe, la cathédrale, notre centre historique — pour en faire un véritable moteur d’attractivité et de fierté locale.
La culture ne doit pas être un outil idéologique.
Elle doit rassembler. Elle doit transmettre. Elle doit faire rayonner Montpellier.
Le sport au cœur de Montpellier
Montpellier est une grande ville sportive. Nous avons des clubs historiques, des champions, une identité forte.
Mais le sport ne doit pas être seulement une vitrine. Il doit être un outil d’éducation, de cohésion et de santé publique.
Aujourd’hui, trop de familles ont du mal à payer les licences. Trop d’associations sportives manquent de créneaux et d’équipements adaptés.
Nous voulons remettre le sport au cœur de la vie locale.
Nous mettrons en place un Pass Sport municipal pour aider les familles modestes à financer les licences des enfants. Aucun jeune ne doit renoncer au sport pour des raisons financières.
Nous lancerons un plan de modernisation des équipements de proximité : gymnases, terrains de quartier, éclairage, sécurité.
Nous rééquilibrerons les subventions entre sport professionnel et sport amateur, car ce sont les clubs de quartier qui créent du lien social.
Nous développerons des événements sportifs populaires dans tous les quartiers pour promouvoir la pratique et lutter contre la sédentarité.
Le sport doit unir, transmettre des valeurs et préparer l’avenir de nos jeunes.
La culture ne doit pas être un outil idéologique.